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Quel scandale choisir ?

mercredi 22 mars 2017

Nous lisons ce matin sur Mediapart un dossier complet consacré aux abus sexuels dans l’église. Si j’en crois mon expérience, cela a mis 53 ans pour enfin être dévoilé !

En conclusion, Elise Lucet parlait d’un choc majeur.

Mais dans le sujet qui nous occupe, l’installation forcée du compteur Linky, n’est-ce pas un conflit majeur entre le gouvernement et les citoyens ?

Ne parlons même pas d’Enedis qui a manifestement reçu de l’état carte blanche pour se permettre les agissements qu’on connaît sans être inquiété par la justice ! et ceci en pleine période d’élection présidentielle !

C’est tout dire sur ce qu’on peut encore attendre de la politique !
Et on voudrait que les citoyens aillent voter et s’y intéressent.
Les débats n’ont plus lieu sur des programmes mais sont absolument phagocytés par "les affaires" de l’un ou de l’autre.

Pour en revenir au Linky, c’est un conflit qui prend une telle ampleur qu’il nécessiterait sans aucun doute que l’émission d’Elise Lucet vienne s’y pencher. Et pourtant, malgré de nombreuses sollicitations tant auprès de Cash Investigation que de Tout compte fait ou l’Angle éco (toutes émissions qui nous paraissent légitimes à s’intéresser de près au dossier), c’est le mutisme total.

C’est donc l’objet de notre question : pourquoi Mediapart ne les sollicite-t-il pas en tant que sites d’information indépendant ?

Il nous semble qu’il a pourtant révélé des "affaires sensibles" telles que l’affaire Cahuzac par exemple...

Le problème, c’est que les scandales deviennent des faits banaux et normalisés.

Pour qu’on n’y donne aussi peu d’importance en visibilité et en justice, le message qui est envoyé, c’est : "c’est pas grave d’abuser d’enfants" et quoi encore !

On n’a plus peur de bousiller la vie de centaines de personnes en commettant des actes innommables.

Alors quand on se lance sur la piste incertaine de dénoncer tous les scandales existants, on se retrouve dans l’obligation de faire des choix qui semblent - à tort - indiquer qu’un scandale serait plus "méritant" qu’un autre, que certains scandales seraient plus graves que d’autres.

Souvenons-nous toujours qu’en dénonçant un seul d’entre eux, on les dénonce tous !

Et arrêtons de faire des procès à ceux et celles qui sont trop occupés à dénoncer l’un d’entre eux de ne pas pouvoir les dénoncer tous en même temps !

Pour Linky, comptons d’abord sur nous-même pour nous rendre visibles et ne commençons pas à nous diviser en deux camps, les EHS et ceux qui ne le sont pas (encore !).

Cela ne me choque pas qu’un EHS mette avant tout en avant la santé qui est le sujet primordial pour lui dans ce combat et qu’une personne non EHS mette en avant avant tout la confidentialité des données, la sécurité, le droit au respect de la vie privée et bien d’autres encore. Cela ne veut pas forcément dire que certains arguments sont plus importants que d’autres. Cela veut dire que chacun parle en fonction de SES priorités et de SON expérience.

Alors au lieu de demander une fois de plus à ceux qui s’investissent corps et âme dans ce combat pour faire stopper l’installation de Linky d’insister plus sur tel point et moins sur celui-là, au lieu d’aller nous adresser à des leaders auprès desquels nous allons une nouvelle fois désespérément tenter de nous faire entendre, retroussons nous les manches ! Et mettons-nous au travail ! Il y a besoin de tous et de toutes ! Chacun(e) dans son domaine !

L’heure n’est plus à la plainte et aux critiques mais à l’action !

Vous êtes vous-même un(e) leader !

Le saviez-vous ?


Voir en ligne : Ah, Si Elise LUCET pouvait devenir présidente !