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Collectifs citoyens, Organisations et Associations anti-linky

jeudi 3 mars 2016

Les choses ne sont pas aussi faciles qu’on le voudrait entre collectifs de citoyens, simples citoyens sans appartenance, organisations et associations anti-linky. Chacun tente d’assoir sa place, de trouver sa visibilité sans forcément tenir compte que nous sommes censés poursuivre un but commun : mettre en échec l’installation de ces compteurs de servitude qui devient volontaire si on les refuse pas.
Les egos ne demandent qu’à occuper le devant de la scène et tant pis pour les dégâts collatéraux.

J’y vois plutôt un signal positif et un signe des temps.
Malheureusement, les organisations et associations qui jouissent déjà d’une certaine notoriété même à juste titre ont souvent des processus de décision qui utilisent encore beaucoup trop la représentation plutôt que le principe une personne, une voix.
En cela, le statut d’association ne donne pas ipso facto un blanc seing pour être plus crédible, plus compétent, etc. Les conflits d’intérêt n’y sont pas non plus étrangers. S’approprier le pouvoir, les connaissances, dévaloriser ceux qui savent moins, etc. toutes ces conduites, je crois que nous sommes nombreux en avoir par-dessus la tête. Il n’y a pas ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, il y a des gens qui ont envie de prendre leur destinée en main et sont bien décidés à se passer des experts de tous poils membres d’association ou non.
Certes, le citoyen isolé ou insuffisamment compétent aura bien du mal à opposer des arguments de mesure fiables aux assertions d’ERDF et consort et alors, est-ce une raison pour tout accepter et nous laisser asservir et enchainer par une technologie obscure dont nous ne pouvons plus rien maîtriser ?
Donc, nous ferons par nous-même ce qui est en notre possible et nous nous passerons de la rigueur scientifique si cette dernière devient un prétexte pour nous assujettir auprès de ceux qui en savent plus que nous et par là peuvent justifier de nous asservir. Je crois que les choses doivent être extrêmement claires. Cela suppose donc en permanence un vocabulaire respectueux et un positionnement de personne à personne. Nous avons suffisamment fait le tour de ce qu’induisent comme aliénation les organisations pyramidales pour aspirer à un partage qui admet au préalable que chaque personne a la même valeur, diplômé ou non et par conséquent dispose du même crédit d’attention et d’intérêt.
Être moins diplômé qu’un ingénieur ou autre profession ne justifie en aucun cas une situation d’asservissement de ceux qui en savent moins et encore moins une prise de contrôle de la vie d’autrui au nom d’un quelconque principe d’élitisme.
« Rendez-vous compte, ma pauvre dame, si on commence à donner la parole à tout le monde ! »